Signal White Extra Cambodge, Vietnam & Laos

Je roule désormais en solitaire, toujours en musique et surtout avec toujours cette même motivation de découvrir les beautés du monde. Suite des aventures en Asie du Sud-Est.

Après 5 jours de pause, il est temps de repartir. Les pistes Cambodgienne m’attendent. Je sors rapidement de Phnom Penh et coupe à travers pistes. Je serpente le long du Mekong pendant plusieurs jours. Oscillant entre asphalte, route défoncée et piste plus ou moins roulante. Les 4×4 emportent dans leur sillage des nuages de poussière qui me font disparaitre quelques instants. Je bouffe du sable. L’état des routes au Cambodge est parfois vraiment déplorable, et même sur les axes principaux. Mais petit à petit, je me rapproche du Vietnam.

J’ai hésité à aller au Vietnam, le prix du VISA est cher, et les vietnamiens sont réputés fermés voire désagréables. Mais j’ai envie de me faire ma propre opinion, à travers les montagnes de l’Ouest, en dehors de tout circuit touristique. Je passe au Vietnam par une toute petite frontière, mise à part 2 ou 3 camions, il n’y a personne. En 2 minutes j’ai mon tampon de sortie pour le Cambodge et celui d’entrée pour le Vietnam. Je n’ai pas de carte, je compte suivre une seule et même route sur plus de 600km. La route Hô Chi Minh, qui traverse l’Ouest du pays, du Nord au Sud. Les vallons se transforment en collines, puis en montagnes. Au fur et à mesure que les dénivelés augmentent, les couleurs se vivifient, la route devient plus sauvage.

 

 

 

Au fur et à mesure que les dénivelés augmentent, les couleurs se vivifient, la route devient plus sauvage.






 
Contrairement à ce qu’on m’annonçait, je reçois un super accueil. Le sourire est sur tous les visages et les « HELLO » fusent de toute part. Je ressens aussi beaucoup d’étonnement dans leurs yeux.  Les invitations se suivent, et tous souhaiteraient me garder pour plusieurs jours. Malgré le relief j’avale plus de 100km par jour. L’air de la montagne me donne des ailes, je suis dans mon élément. Plusieurs  fois des camions s’arrêtent  à ma hauteur et me font signe de m’accrocher, ou même de balancer le vélo dans la benne et de monter avec eux. Mais je refuse, je me plais trop à rouler ici.

Saoul dans les montagnes

Je fais une pause à Prao, un petit village perdu dans les montagnes. La journée a été très difficile, une des plus dures depuis le début du voyage. J’ai grimpé toute la journée, sous une chaleur étouffante et surtout à moitié saoul. Ce matin j’ai encore été invité par un groupe de vietnamiens posés sur le bord de la route. Les shots d’alcool de riz à 10h du matin m’ont achevé. J’ai transpiré de l’alcool une bonne partie de la journée et il est vraiment temps que je me repose. Je réussi à dégoter une guesthouse vraiment pas chère. Je reste seulement 2 soirs à Prao mais je suis complément intégré à la vie du village. Tout le monde me connait et vient discuter avec moi, en vietnamien bien sûr. Je mange en compagnie de mes hôtes, et fini les soirées dans le bar d’à côté, encore et toujours à coups d’alcool de riz. Un gros coup de cœur pour Prao. Les derniers jours au Vietnam sont moins excitants, c’est moins accueillant, moins joli et la pluie fait son retour après m’avoir laissé tranquille près de 2 mois et demi. 





J’entre dans mon 8ème pays, déjà : le Laos. A peine 1h que j’ai passé la frontière et me voilà déjà invité à boire des bières par un groupe de jeunes en vacances. Le soleil est revenu avec les grosses chaleurs en prime. 39° entre midi et deux. Je mets 7 jours et 700km à rejoindre Vientiane sur une route sans grand intérêt. Des rizières sèches et des champs d’arbres à perte de vue, mais la sympathie Laotienne est encore une fois de mise. Toujours ce même sourire et cette joie de vivre apparente. Le Laos est un pays communiste, et il est interdit d’héberger des étrangers chez soi. J’arrive pourtant à contourner la loi une fois mais chut, c’est secret. Je ressors donc ma tente. Chaque soir je pose ma tente sur des petits abris en pilotis dans les rizières, surement utilisés pendant le ramassage du riz. Le Laos est vraiment idéal pour le bivouac.

J’arrive à Vientiane le 26 février, je me pose quelques jours, le temps de faire mon VISA chinois. 

 


 

Les anecdotes

  • Dans les pays d’Asie du Sud-Est le « R » n’existe pas, pour simplifier je m’appelle maintenant Jimmy.
  • Au Cambodge et au Vietnam, les voitures, camions et autres ont la mauvaise habitude de klaxonner tout le temps. C’est très, très chiant.
  • Je n’ai jamais vu des gens aussi curieux que les Vietnamiens. En moins de deux je me suis retrouvé avec une sacoche complètement vidée. Pendant que l’un prenait des photos, un autre essayait mon rasoir et un autre examinait la boite de médicaments. Situation très bizarre.
  • J’ai mangé du chien, et je vous conseille de garder vos animaux de compagnie, c’est vraiment pas super.