Retour en Europe Les balkans

Je passe la frontière européenne le 26 Juillet, ce qui me laisse très exactement 2 mois pour rejoindre la France.

Je traverse la Bulgarie d’une traite, par une route sans grand intérêt. Depuis le début de ce voyage, je ne me renseigne jamais sur ma destination. J’aime ne pas savoir. Je me fixe seulement un cap, le plus souvent une grosse ville ou une frontière et cherche la route la plus petite, sans trop de détours, pour y accéder. C’est quitte ou double.

Mon premier objectif est de rejoindre le sud du Monténégro, je roule plein Ouest en empruntant les routes de montagne. Je passe 3j en Macédoine, 2j au Kosovo et 5j en Albanie. C’est trop peu pour apprendre à connaître le pays, mais plus j’avance et plus j’apprécie les paysages qui s’offrent à moi. J’entame le Monténégro par une superbe route qui serpente sur les hauteurs du lac de Shkodër, le plus grand lac des Balkans.

 

J’entame le Monténégro par une superbe route qui serpente sur les hauteurs du lac de Shkodër





Depuis la Bulgarie, je roule sous un soleil de plomb, alors je veux reprendre de l’altitude en passant par le parc du Durmitor à 2000m. Je fais la rencontre d’Hugo & Cyrielle, un couple de français qui voyage à vélo dans les Balkans. On passe 2 jours sur place à jouer au chat et à la souris avec les rangers pour éviter de payer l’entrée du parc. On finit en beauté avec l’ascension du Bobotov Kuk à 2512m. Je repars en direction de Sarajevo, par une route à tunnels avec plus ou moins de lumière, le long d’une rivière d’un bleu turquoise incroyable. Gros coup de cœur pour le Monténégro.

Je continue donc ma traversé des Balkans par la Bosnie et la Croatie. Je passe quelques jours à flâner dans les rues de Sarajevo. Quartier turc, mosquées, commerces, cafés. Cette ville a un charme fou, même si certains bâtiments affichent encore les stigmates de la guerre, par des impacts de balles ici ou là. Avant de partir, je me lance un dernier défi, et me fais la descente de l’ancienne piste de bobsleigh olympique sur les hauteurs de la ville.








Je passe plusieurs jours sous les orages, profitant des petits restaurants ou des nombreuses maisons abandonnées, pour m’abriter le temps d’une averse ou d’une nuit. C’est dans ces moments difficiles que je me rends vraiment compte de ma condition de voyageur que je vie depuis déjà plus de 9 mois. Je suis un sdf du monde : Ma maison est derrière, et le monde est devant. Malgré tout, ce retour en Europe est un retour en mode vacances. Tout est plus facile, les routes sont bonnes, les automobilistes prudents, des possibilités de bivouac illimitées, des supermarchés partout, passage des frontières simplifié… Mais les rencontres se raréfient, la joie de vivre et le sourire permanent sur les visages ont presque disparu. Le revers de la médaille.

Je suis en avance sur mon programme, alors je prends mon temps et décide de faire le détour par l’Eurovélo6, une piste cyclable à l’échelle européenne. Pendant 200km, je suis le Danube pour rejoindre Budapest.




Les anecdotes

  • Ca a beau être les vacances, le voyage n’est pas terminé. En 2 semaines j’ai perdu mon portefeuille et mon casque, cassé ma tente et une pédale, bloqué ma carte bleue et ma Casio a rendu l’âme
  • A cause de ma carte bleue bloquée, j’ai du passer 4j avec moins de 13€ en poche
  • Carton rouge aux camionneurs bosniaques qui ont bien failli me tuer une dizaine de fois…


 

Il est temps de vous annoncer une date de retour

Je vous donne rendez-vous le weekend du 26 septembre, là où tout a commencé, au col du Clergeon, à 40km d’Annecy.

Comme vous pouvez vous en douter, je manque un peu de temps pour gérer l’organisation sur mon vélo. Je vous invite donc à contacter ma mère par mail au plus vite: elisabeth.cathala@orange.fr

Et bien sûr vous êtes tous invités !!!