Bienvenue chez les Stan Kazakhstan & Kyrgyzstan

Je continue ma route avec Tom à la découverte des pays en Stan.

Terminée la course au kilomètre. La Chine est derrière nous. Devant nous le Kazakhstan, ce pays d’ex-URSS presque inconnu du reste du monde pourtant grand comme 5 fois la France. On a changé de rythme, désormais c’est à la cool. Plus de pression de temps et de visa, alors on prend le temps de profiter des paysages sublimes et de l’accueil kazak. On dévie de l’axe principal pour 20 km de piste ondulée en direction de Charyn Canyon. L’accès est payant, mais après négociation on entre contre une paire d’écouteurs. Et on a de la chance, l’endroit est désert. On est tout seul dans 80km de Canyon. On y passe la journée, on descend par la vallée des châteaux pour accéder à la rivière, puis on remonte pour admirer une vue d’ensemble. C’est vraiment superbe. On conclut cette journée en beauté en posant notre tente au milieu de rien.

On conclut cette journée en beauté en posant notre tente au milieu de rien.


On dépasse Almaty, déjà plus que 300 km avant la fin du Kazakhstan. Et surtout nos derniers kilomètres partagés avec Tom. Après 1 an sur les routes, son passeport est plein et son portemonnaie vide. C’est à contrecœur qu’il doit rentrer chez lui, en Lituanie, par avion. On aura finalement roulé presque 3 mois ensemble, traversé des paysages vraiment incroyables et surtout vécu des aventures tellement dingues. Nos chemins se séparent à Bishkek, la capitale et ville frontière du Kyrgyzstan.

12%, c’est la norme

C’est donc en solo que je repars vers les montagnes du Kyrgyzstan. La reprise de la grimpette est difficile. Je passe un premier col, 2500m de dénivelé positif avec de nombreuses parties à 12%. En 24h je passe de 500m à 3050m, non sans efforts. J’arrive extenué au sommet, un début de tendinite en prime. Je redescends pour remonter, un deuxième col à 3120m pour finir sur plus de 80km de descente méritée. Je suis vraiment séduit par l’authenticité de cette première partie : on vit dans des yourtes ou de petites caravanes. C’est à cheval qu’on déplace les troupeaux, le bétail profite de champs sans enclos. Il y a ici une sensation de liberté pure, seul au milieu de ces montagnes et de ce mélange de couleurs.


L’été est là, je souffre de la chaleur. J’en perds l’appétit et ne rêve que de glace et de soda frais. Heureusement ma route croise quelques rivières et quelques lacs. Je passe mon temps à monter pour descendre des collines à 12%. Les Kyrgyz sont cools, impossible de m’arrêter sans qu’on vienne me parler, m’inviter pour un thé ou un picnic. Je ne parle toujours pas la langue (le russe), mais maintenant je suis pro dans le langage des signes. Je suscite à chaque fois l’incompréhension quand ils comprennent que « non ce n’est pas mon boulot » et que « personne ne me paye pour faire ça ». BAAMMM, mon pneu avant vient d’exploser, à seulement 10km de Osh. Et autant dire que c’est un coup de chance, car les « grosses » villes sont rares et surtout que je me dirige maintenant vers la route du Pamir, la 2éme plus haute route du monde…

Les anecdotes

  • Cliché terrible, mais le premier mec qu’on a rencontré au Kazakhstan s’appelait « Borat »
  • J’ai rencontré un Kirgiz qui connaissait 2 personnalités françaises : Jacques Chirac et Alizée … Vive la France à l’international
  • Pour la première fois du voyage mon estomac m’a fait faux bond, une nuit terrible.